Pratiques quotidiennes des travailleurs culturels institutionnels et associatifs au Québec : pour comprendre le développement partenarial en culture. Le cas des « cellules régionales d’innovation en médiation culturelle »

Au cours des 15 dernières années, la médiation culturelle s’est imposée dans le paysage québécois. Elle chapeaute un vaste ensemble de pratiques et est de plus en plus utilisée de manière générique pour rendre compte de gestes visant à construire de nouveaux liens entre les citoyens et la culture. À ce titre, la médiation culturelle occupe une place croissante au sein des actions des administrations publiques et des programmes de développement culturel des territoires. Afin de favoriser le déploiement et l’essor des initiatives en médiation culturelle sur l’ensemble du territoire québécois, des « cellules régionales d’innovation en médiation culturelle » (CRIMC) prennent forme dans différentes régions du Québec depuis 2012.
Dans ce contexte, ce projet, mené par le professeur Martin Lussier, vise à documenter les logiques propres au travail culturel à l’extérieur des grands centres urbains. Il cherche, partant du point de vue des personnes travaillant, à créer et à orienter ces cellules, à comprendre l’émergence inédite de la médiation culturelle comme prétexte à la mobilisation d’acteurs locaux hétérogènes et à la réorganisation concomitante qui s’opère au sein du champ culturel. Il propose également d’explorer le processus de production de la culture et du culturel au Québec en documentant les propriétés empiriques de la pratique quotidienne des travailleurs culturels (institutionnels et associatifs) régionaux et locaux, tel que les CRIMC l’exemplifient.
CRSH Développement Savoir, 2017-2019





